L'esprit de découverte !

Montbéliardais illustres, figures emblématiques, artistes, scientifiques ou industriels visionnaires, ils sont l'histoire qui éclaire encore nos pas.

Guillaume Farel (Gap 1489 – Neuchâtel 1565)

Prêcheur de la Réforme à Montbéliard

Guillaume Farel est le principal réformateur de la Suisse romande. En 1524, le Duc Ulrich de Wurtemberg le fait venir à Montbéliard afin qu’il y prêche la Réforme luthérienne. Ulrich expulse Farel en mars 1525 suite aux différentes protestations des cantons suisses qui craignent la contagion, en échange de leur soutien pour la reconquête du Duché de Wurtemberg détenu par la ligue souabe. Bien que bref? son passage dans le Pays de Montbéliard fut le point de départ à l’instauration de la Réforme à Montbéliard. Il rendit les idées de Luther populaires en prêchant sur la « Pierre à Poissons » vestige du Moyen-âge, toujours visible aujourd’hui, Place Denfert-Rochereau au cœur du centre ville.

Heinrich Schickhardt (1558-1635)

un architecte et une ville - Montbéliard devient cité

Menuisier de formation, il apprend l’architecture à Stuttgart à la Cour des Wurtemberg. Le duc Frédéric, grand bâtisseur, le remarque et lui confie d’importantes réalisations qui révéleront le talent de cet architecte-urbaniste-ingénieur que l’on surnomme alors "le Léonard de Vinci Souabe."En 1603, il s’installe à Montbéliard et entreprend alors la « modernisation » de la cité princière qu’il dote d’un nouveau plan d’urbanisme, en créant notamment la Neuveville (Faubourg de Besançon). Bien que devenu bourgeois de Montbéliard, il poursuit en parallèle de nombreux chantiers en Wurtemberg. Il meurt assassiné pendant la guerre de Trente Ans.


Le prince Frédéric de Wurtemberg

Le despote éclairé

Frédéric Ier est Duc de Wurtemberg et Comte de Montbéliard de 1568 à 1608. Il régna pendant 40 ans marquant le petit pays de son empreinte. Il consolida le dogme luthérien et permit son affirmation en tant que religion d’Etat. Despote éclairé mais aussi dépensier, il ruina sa famille en faste et prestige. Toutefois, ses actions économiques et sociales firent de Montbéliard une cité prospère et patrie de nombreux érudits. Il développa l’école, l’agriculture et métamorphosa l’image de la ville avec l’aide de H. Schickhardt, son célèbre architecte. Frédéric était intelligent, généreux et grand protecteur des arts et des lettres. En 1593, il obtient la gouvernance du Wurtemberg avant de mourir à Stuttgart en 1608.

Jean Bauhin (Bâle 1541 - Montbéliard 1613)

Médecin du Prince

Médecin et botaniste apothicaire, il voyage toute sa vie, dans toute l’Europe afin de rechercher des plantes médicinales. Il fait de brillantes études d’anatomie et de botanique. Il combat la peste à Lyon en 1564. Il la contracte mais n’en meurt pas, preuve de ses connaissances en médecine. Il écrit un énorme ouvrage de botanique « Historia plantarum universalis ». En 1570, il devient médecin du Duc Frédéric de Wurtemberg et s’installe à Montbéliard. Il y crée un important jardin botanique au lieu dit appelé aujourd’hui « Les grands jardins ». Retrouvez Jean Bauhin lors des mardis d’accueil à Montbéliard en Juillet et août.


Sophie Dorothée

La tsarine de Montbéliard

Fabuleux destin que celui de cette grande-duchesse. Née à Stettin (actuelle Pologne) en 1759, elle passe une enfance tranquille dans la résidence princière de Montbéliard. À 17 ans, le jeu des alliances européennes la conduit à la cour de Russie où elle devient la seconde épouse du Tsar Paul 1er, fils de la Grande Catherine (Catherine II de Russie). De cette union naîtront deux fils régnants, les Tsars Nicolas 1er et Alexandre 1er de Russie. Après l’assassinat de Paul 1er, elle gardera un rôle influent à la Cour de Russie où elle se révéla pionnière dans les questions d’éducation et de bienfaisance, notamment à l’égard des enfants handicapés.


Georges Cuvier (1769 – 1832)

L'homme de science

Considéré comme l’un des plus grands savants de son temps, Cuvier est né à Montbéliard. Se distinguant très tôt par une intelligence exceptionnelle, il est remarqué par le duc de Wurtemberg qui prend sous sa protection cet élève étonnant qu’il enverra à Stuttgart étudier les sciences. À 26 ans, il devient professeur à l’école centrale du Panthéon à Paris. En 1802, au sommet de sa carrière, il est professeur au Collège de France et membre de plus de 120 académies et sociétés savantes françaises et européennes. La science doit à Cuvier d’avoir établi la classification moderne du règne animal. Il est aussi à l’origine de l’anatomie comparée. Ses travaux, et ceux d’autres scientifiques d’origine franc-comtoise, font l’objet d’un parcours de découverte au sein du parc du Près la Rose.

Etienne Oehmichen (1884/1955)

De la mécanique à l'hélicoptère, le génie Oehmichen

Au départ, il y a un rêve d’enfant. Ayant vu, lors d’une foire, l’envol d’un dirigeable, Oehmichen nourrira toute sa vie le désir de faire voler l’homme aussi librement qu’un oiseau. Ingénieur en électricité il est à l’origine du principe de la dynamo et du démarreur électrique. Également passionné de biologie, il publie “Nos maîtres les oiseaux”, ouvrage dans lequel il expose sa théorie sur le vol des insectes et des oiseaux. Cette analyse de l’anatomie et des mouvements de la machine animale lui permet d’élaborer son premier mécanisme capable de voler. En 1921, il s’envole dans le premier appareil à voilure tournante pendant une minute et à 10 mètres de hauteur. Soutenu financièrement par la maison Peugeot, il poursuit ses recherches et perfectionne son invention. En 1924 il est le premier à parcourir un kilomètre en circuit fermé. En 1935 à Orly, sa machine (que l’on n’appelle pas encore hélicoptère) se maintient à 20 mètres au-dessus du sol en équilibre parfait. Devenu professeur au Collège de France, Oehmichen y créera la première chaire de mécanique anatomique.

Fanny Durbach

Préceptrice d'un musicien célèbre...

Née à Montbéliard en 1823, la jeune demoiselle partit pour la Russie comme préceptrice du futur compositeur Piort Illich Tchaïkovski. Elle eut une influence certaine sur le jeune Piort qui entretiendra plus tard une relation privilégiée avec la France. Elle reçut la visite de Tchaïkovski en 1893, qui en voyage entre Berlin et Paris fit un détour par Montbéliard pour revoir sa préceptrice. A cette occasion il écrivit : « j’en retirerai une impression extraordinairement forte et étrange, un enchantement comme si j’étais transporté pour deux jours dans les années quarante. » Fanny Durbach prit sa retraite à Montbéliard où elle mourut en 1901 à l’âge de 79 ans et est enterrée au cimetière local. Sa maison natale se trouve rue Clémenceau dans le centre ville de Montbéliard.

Henri Mouhot

Un explorateur montbéliardais.

Né en 1826 à Montbéliard, Henri Mouhot est le fils d’un ouvrier horloger et d’une institutrice. A dix-huit ans, il émigre en Russie où il devient professeur de français. A l’éclatement de la guerre de Crimée et poussé par son goût des voyages, il parcourt l’Europe et exerce en pionnier la photographie. A la lecture d’un récit d’exploration, il se découvre une passion pour l’Indochine et élabore un projet d’expédition. Il s’embarque pour l’Extrême-Orient en 1858 où il découvre en 1860 la mystérieuse cité d’Angkor. Sur une superficie de 400km2, le site est parsemé d’édifices taillés et sculptés comme le temple d’Angkor Vat. Touché par une virulente fièvre tropicale, il meurt en pleine forêt vierge en 1861.


Armand Peugeot

Le génie de l'automobile

Né en 1849 à Valentigney, Armand Peugeot devient très rapidement pour la société Peugeot un visionnaire et un ingénieur de génie. Après des études à l’école centrale de Paris, il prend avec son cousin Eugène les rênes de l’entreprise. Spécialisée dans toutes les fabrications nécessitant l’utilisation de l’acier, la société ne doit pas vivre sur ses acquis. Armand Peugeot pressentant les changements de modes fit d’abord de Peugeot une grande fabrique de cycles dont le grand bi. Pour lui, l’innovation est un challenge et il développe pour l’exposition universelle de 1889 un quadricycle motorisé "Peugeot type 1". Il souhaite continuer l’aventure et s’associe à Daimler pour réaliser la "Peugeot type 2" équipé d’un moteur à essence. Armand amorce le début de l’aventure automobile.

Le lion

Logo de la société Peugeot, symbole d'une industrialisation

Ce lion qui, aujourd’hui, sillonne les routes du monde entier, est pour la première fois sur des lames de scies, en 1848. Le félin a été choisi pour exprimer la dureté des dents de l’outil et la souplesse du métal. Le lion est alors debout sur une flèche. La société Peugeot Frères, créée en 1810, fabriquait également des ressorts, des baleines de parapluies, des cages de crinolines (les « faux-culs »). Cet emblème évoluera une première fois en 1882. Il ornait alors des machines à coudre et les cadres des premières bicyclettes. Là, En 1896, la société des Automobiles Peugeot sera créée. Elle fabriquera des quadricycles à gazoline et des motos. Le « lion sur flèche » restera son emblème mais entre les deux guerres une volonté de distinction entre les produits donnera naissance à un lion redressé pour les cycles et une tête de lion en écusson pour les automobiles. En 1950, la marque choisi d’adopter le « lion debout » des armoiries de la Franche-Comté pour symboliser son ancrage régional. Le lion Peugeot a aujourd’hui plus de 150 ans et n’a rien perdu de sa force et de sa vitalité.

Frédéric Japy

L'industrie selon Japy

Né à Beaucourt dans le Pays de Montbéliard en 1749, Frédéric Japy est fils de maréchal ferrant. Très jeune, il est initié aux activités artistiques et apprend à vivre dans les corporations. Il part en apprentissage au Locle en Suisse auprès d’un artisan horloger et devient ouvrier dans l’atelier d’un mécanicien inventeur JJ Jeanneret Gris. Il construit dans cet atelier le rêve secret d’établir sa propre fabrique d’ébauches d’horloges majoritairement mécanisée, il souhaite produire en masse. Celle-ci voit le jour à Beaucourt en 1777. Son entreprise prend très vite de l’ampleur et sa production atteint 12 700 ébauches en 1806. Affecté par la mort de se femme, il décède en 1812. La renommée de l’entreprise tenue alors par ses fils devient bientôt internationale. On fabriquait alors de la visserie boulonnerie, des moteurs, des machines à écrire … mais aussi tous les objets en fer battu émaillés, très répandus à l’époque comme les plaques émaillées servant de supports publicitaires à toutes les grandes marques. Le musée retrace cette épopée industrielle à travers une très riche collection permanente, des expositions temporaires et des animations.

Auguste L'Epée

Le maître de l'horlogerie moderne

Considéré comme le maître de l’horlogerie, Auguste l’Epée (1798 – 1875) est un amoureux du travail bien fait. Perfectionniste, il a un goût marqué pour le raffinement. Fils d’horloger, il baigne très jeune dans ce domaine et crée sa manufacture à Sainte Suzanne, aux portes de Montbéliard, en 1839. Il produit des pendules et des boîtes à musique. La société est réputée pour le travail de son créateur ainsi que pour celui de ses descendants. Les produits sont symboles de haute technologie, de tradition, de luxe et de prestige. Aujourd’hui la société n’existe plus mais la marque reprend vie en Angleterre. En 1999, un horloger anglais rachète la marque. Les pendules L’Épée, fabriquées en Angleterre, continuent d’être vendues dans le monde entier. Mais toute activité industrielle a abandonné le site franc-comtois, définitivement. De nombreux produits dont une rare collection de boîtes à musiques demeurent exposés au Musée Beurnier Rossel.

André Beucler (1894 - 1985)

Ecrivain, poète, journaliste en Pays de Montbéliard

Enfant de Saint Pétersbourg, André Beucler est aussi originaire du Pays de Montbéliard où est établie la maison familiale à Bondeval. Il y revient régulièrement pour écrire ses plus belles œuvres. Ecrivain, journaliste, scénariste, dessinateur, résistant, découvreur de talents, Russe, Montbéliardais, André Beucler est un homme au parcours exceptionnel. Il est notamment l’auteur de « Gueule d’amour », « le mauvais sort », « Ville anonyme »…

Association André Beucler


Jean Messagier

Un peintre d'exception

Né en 1920 à Paris, la Franche-Comté, où il a fait ses études secondaires, va devenir sa terre d’élection pour ses créations. Sa peinture porte en elle l’écho d’une nature abondante et sensuelle mais aussi associée aux choses. Bien que généralement non figurative, sa peinture est pragmatique et associée au monde. Dans la vie, cet intérêt pour le monde de ces contemporains pousse Jean Messagier à s’engager dans l’écologie. Ses premiers maîtres sont Cézanne, Courbet, Goya, Daumier. Sa peinture noue une relation avec le paysage dans des toiles très construites. C’est chez les peintres italiens qu’il trouve une source d’inspiration pour traiter la lumière dans ses œuvres. Les gestes sur la toile sont profonds et toutefois lumineux, un délice pour le spectateur. Les œuvres de Jean Messagier sont visibles dans de nombreux musées internationaux comme le Guggenheim de New York mais aussi au musée des Beaux-Arts de Dijon, au musée Denon de Châlon-sur-Saône …et lors d’expositions particulières au musée du Château à Montbéliard. Toute la vie de Jean Messagier est retracée dans un livre écrit par Francette Messagier « Jean Messagier. Traces » aux éditions Néo Besançon.

René Thom (Montbéliard 1923 – 2002)

Un Thom de savoir

René Thom est l’un des plus brillants mathématiciens du XXème siècle, il est né et a vécu dans la Cité des Princes. Il effectue ses études supérieures à l’Ecole Normale, Il enseigne ensuite à Grenoble et à Strasbourg et devient professeur permanent à l'Institut des hautes études scientifiques en 1963. Il développa de nombreuses théories mathématiques dont la plus célèbre est « La théorie des catastrophes ». Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Stabilité structurelle et morphogenèse » destiné à présenter la théorie des catastrophes en termes simples.  En 1958, il reçoit la prestigieuse médaille Fields pour ses travaux sur la topologie différentielle. Il est élu membre en 1976 de l’Académie des Sciences.

Le compagnon du boitchu

Le gardien de la tradition

La confrérie des compagnons du boitchu tire son nom d’un couperet de viande utilisé au siècle dernier. Nés en 1977, leur objectif à l’époque était de faire gagner des lettres de noblesse à la généreuse saucisse de Montbéliard. Les boitchus sont les conservateurs du savoir-faire local. Ils font partie du folklore montbéliardais. Ces charcutiers ont créé une charte définissant les critères d’une véritable saucisse. Ils sont aussi les ambassadeurs du produit montbéliardais et participent à son rayonnement international. Ils intronisent tous les ans des compagnons d’honneur, goûteurs de marque du noble produit.


La diaichotte

Effigie du Pays de Montbéliard

C’est ainsi que l’on nomme les protestantes du pays de Montbéliard au début du XIXe siècle. Elles portaient alors, dans les campagnes, un costume dont l’élément le plus typique était la « câle à Diairi ». Cette coiffe destinée à couvrir le chignon (sens primitif du mot diairi) des paroissiennes était confectionnée en satin ou en velours richement brodé de milliers de minuscules perles, de fil de soie, de cannetille et petits miroirs taillés. Emblème vénéré du pays, ces petits bonnets sont aujourd’hui exposés au Musée d’Art et d’Histoire. La tradition du perlage est sauvegardée par un petit groupe de brodeuses qui transmettent leur savoir–faire au sein d’un atelier. (produits en vente à la boutique de l’Office de Tourisme)

Office de Tourisme du Pays de Montbéliard - 1 rue Henri Mouhot - 25200 Montbéliard - Tél.: 03.81.94.45.60 - Fax: 03.81.94.14.04 - Mail : accueil@ot-pays-de-montbeliard.fr